« Réparer, du latin reparare,
signifie dès l’origine remettre en état
ce qui est détérioré endommagé, déréglé… »
Dictionnaire historique de la langue française,
Alain Rey


Et si ?

Auteurs : 208 collégiens romanciers issus de 10 établissements de Haute-Garonne et de la région parisienne

11 romans collectifs ancrés dans les vies des jeunes adolescents qui les ont écrits

Date de parution : juin 2018
2 Volumes : Volume1 157 pages ISBN 978-2-9556719-2-4
Volume 2 179 pages ISBN 978-2-9556719-3-1
Prix : 6 €


 Lorsqu’une page blanche se remplit de mots, tout est possible.
A chaque page tournée, l’inattendu guette et surprend. Et l’histoire emporte tout.
Onze groupes de collégiens, avec leurs professeurs et des écrivains, se sont lancés à la conquête de l’écriture et de l’impossible : écrire un roman collectif !
Voici onze romans surgis de leur imaginaire, puisés dans leurs préoccupations actuelles, témoins de leur perception du monde. 

Le résumé

Volume 1

Et si quatre adolescents luttaient avec succès contre la manipulation et l’endoctrinement des jeunes ?

Et si MalaIaïka, réfugiée somalienne de 14 ans, et son ami Mathieu, tous deux placés en foyer, prenaient le risque de« fuguer » ?

Et si le harcèlement sur Internet conduisait un collégien au bord du suicide ?

Et si deux jeunes correspondants français et allemand se retrouvaient ensemble sous les balles des terroristes au Bataclan, le 13 novembre 2015 ?

Et si des actionnaires décidaient de polluer l’air pour faire évacuer un lotissement et agrandir ainsi leur usine de recyclage ?

Volume 2

Et si Guizmo, 12 ans, avait accepté de cacher un mystérieux paquet pour le compte d’un redoutable gang marseillais ?

Et si Luna, dont le papa est en prison, avait des visions dans sa classe ? Et si elle gagnait ainsi le premier prix d’un concours de poésie collage ?

Et si, chassée de chez elle par son père et arrivée en cours d’année dans le lycée parisien de Lucas, Adée cachait un lourd secret ?

Et si, après plusieurs crimes inexpliqués, l’enquête policière démasquait le plus stupéfiant des meurtriers ?

Et si, après une explosion de fin du monde, des orphelins partaient à la recherche des derniers êtres vivants sur une terre dévastée ?

Et si, grâce à un exposé sur les contes, la magie de « deux histoires en une » réunissait Louca et Nadia, enfants de parents séparés ?

Le premier chapitre

En route vers le paradis Chapitre 1

Si vous vous sentez mal dans votre peau et que les autres vous en veulent, mettez fin à votre souffrance en vous inscrivant sur : www.enrouteversleparadis.com

Ce jour-là, dans le collège Jules Verne de Massy-Palaiseau, les élections des délégués de 4e5 commencèrent à 10 heures du matin…
Les quatre candidats : Nina, Rayan, Léo et Corentin, se présentèrent. Tout le monde fit silence.
« Je me présente en tant que déléguée de classe car je m'entends avec tout le monde, je ne vous jugerai pas, je vous conseillerai ! »
De taille moyenne, aux yeux bleus, Nina, confiante en elle, sourit jusqu'à l'intervention de Chloé, une jolie fille mince, blonde aux yeux noirs, meneuse d'une bande de frimeurs appelée « Le gang Enosse » dont Rayan faisait partie. Elle essaya de déconcentrer Nina et d’attirer l'attention de la classe sur elle en faisant du bruit. Chloé n'aimait pas Nina depuis que celle-ci avait été exclue du gang.
« Calmez-vous ! » dit Monsieur Choupert, le professeur principal.
Nina regarda Chloé.
« Tais-toi ! » dit Nina, très énervée, d'un ton sec.
Mais elle regretta aussitôt ses paroles, car elle eut peur d'avoir une heure de retenue, parce que Monsieur Choupert qui enseignait les mathématiques était très sévère, et de ne pas être élue déléguée. Chloé vexée fit la moue.
« Si je deviens délégué, je repeindrai les murs de la salle 302, j'agrandirai le terrain de foot et y planterai du gazon artificiel, dit Rayan en ricanant. Je m'engage à vous soutenir et à me battre pour que la classe aille en Italie, alors votez pour moi !
- Si je suis élu, je ferai rouvrir le CDI sur le temps de midi, je créerai un club de lecture et je ferai de mon mieux pour que chacun ait sa place en classe », dit Léo, les mains dans le dos, en papillonnant des yeux.
Il pensait sans doute à lui-même. Il tremblait, hésitait. Malgré son ton monotone et ses vêtements trop grands, il gardait un air grave et sérieux. 
Quand Nabil toussa, Karim lança un stylo par terre et Abdel ricana. Léo eut honte et fut très gêné. Il poussa un léger soupir, baissa la tête et ferma les yeux pour prendre sur lui et se calmer. Il se posait beaucoup de questions : Est-ce que j'entends des voix ? Est-ce que j'ai tout dit ? Pourquoi je me suis présenté ?...